Ils étaient 7. Des titulaires, des remplaçants, des débutants. 7 à jouer dans la ligue de basket-ball la plus riche de la planète. Ils étaient 7 français à jouer en NBA cette années avec des fortunes diverses.
Tony Parker, Boris Diaw, Michael Pietrus, Ronny Turiaf, Johan Petro, Mickael Gelabale et Yakhouba Diawara composent la phalange française du grand championnat américain. On ne peut pas dire que le basketball français est en crise. Avec le futur de Joakim Noah, qui devrait être un lottery pick, peut être choisi entre la 8ème et la 12ème position (Charlotte en 8ème est la rumeur du moment). Avec Ian Mahinmi, déjà choisi par les Spurs au 1er tour par les Spurs en 2005 et un passage mitigé à Pau, devrait rejoindre le champion San Antonio cette année. Avec Nicolas Batum, qui a marqué les esprits au dernier Nike Hoop Summit de Memphis et a terminé meilleur marqueur du match (23pts), Et je ne parle que de ceux qui ont le plus de presse, les Bokolo (déjà en équipe de France), Vaty, Ajinca, Pellin (1,67 !), et j’en oublie certainement.
Pendant que la jeune garde et les vieux grognards écument les parquets en championnat de France ou ailleurs, les plus aguerris et les plus chanceux (selon les analyses) s’affrontent pendant la longue saison de NBA qui vient de se terminer. Les plus aguerris ? Bullshit !!! Parker, le plus expérimenté est né le 17 mai 1982 ! Le plus jeune, Johan Petro est de 1986, il n’a donc que 21 ans. Nos meilleurs basketteurs sont donc dans la phase la plus importante de leur avenir pro : la progression puis la plénitude.
Il y en a un qui se fiche de ses histoires de progression et de plénitude, c’est bien Tony Parker. Il est actuellement l’athlète français le mieux payé (hors contrat publicitaire), il va se marier avec une des femmes les plus convoités du monde (Ca n’engage que moi, mais j’ai vu les 3 saisons de Desperates Housewives où les scénaristes n’hésitent jamais à la mettre en valeur), il a gagné 3 titres NBA, donc celui de 2007, il a été 2 fois aux All Star Game, élu par les coachs. Et il est le Meilleur joueur des Finales en titre. On a tout dit sur Parker, en bien et en mal, mais son palmarès, à la longue parle pour lui.
Boris Diaw en a un aussi de palmarès. A titre individuel, il a été joueur ayant le plus progressé en 2006. Et il a reçu le contrat longue durée la récompensant, Malheureusement pour lui, le retour d’Amare Stoudemire, et une condition physique « douteuse » selon les observateurs (peut être victime de la préparation au Championnat du Monde), ont fait de sa saison une transition. Il a moins joué (31 minutes par match contre 35), marqué moins de 10 points par match, et a fait moins de passes et de rebonds que la saison précédente. Le problème de Diaw est son positionnement, on sou non-positionnement : Il n’a plus le jeu à deux avec Nash, il joue sur le même poste que Marion ou Stoudemire, et joue parfois (trop souvent ?) pivot. Le recrutement des Suns n’a rien arrangé et a rétréci la rotation des Suns à peau de chagrin. Malheureusement, Diaw n’en a pas profité. Le coach Mike D’Antoni, hésite entre super remplaçant et titulaire indiscutable. Comme à Atlanta, le temps se gâte pour Diaw. Et l’échange probable de Marion pourrait aussi l’envoyer ailleurs.
Michael Pietrus a trouvé un père spirituel : l’arrivée de Don Nelson a certainement transformé la carrière du joueur. Dans son jeu, ses stats, mais aussi dans sa tête. Meilleur saison au shoot (48%), à 3 points (38%) et au score (11 points par match). Et est considéré depuis toujours comme une star naissante en défense. Il est agent libre cette saison. Don Nelson serait un grand facteur pour qu’il reste. Mais Golden State doit aussi choisir de garder Zarko Cabarkapa et surtout Monta Ellis qui n’est qu’un 2ème tour de draft la saison suivante. C’est donc une inter-saison clé pour le guadeloupéen.
Johan Petro et Mickael Gelabale jouent tous les deux pour Seattle et ont connus des situations croisés avant de finir moyennement la saison. Petro a été titulaire en début de saison, puis est sorti du banc. Le problème est son inconstance : bon rebondeur (5 prises par match en 18 minutes par match), contreur correct, il a un pourcentage (51%), et un nombre de points par match (5), qui sont encourageant pour un jeune pivot de 1986. Gelabale, lui, a beaucoup joué en début de saison, puis a connu des mois discrets, avant de profiter des blessures de Ray Allen et Rashard Lewis, avant de finir la saison au fond du banc. Difficile donc de se forger une opinion dans une équipe en totale reconstruction.
Ronny Turiaf des Los Angeles Lakers aussi devra gagner sa place. On ne sait pas si Kobe Bryant va partir, même s’il l’a demandé plusieurs fois. Et si Kobe reste, avec quel supporting cast ? Turiaf a fait sa première saison pleine en NBA après son opération au cœur, ce qui est quand même un exploit. Il essaie de trouver sa place juste dans la rotation. Malheureusement, son statut de 2ème tour ne lui garanti pas une place en NBA la saison prochaine, l’obligeant certainement à faire le training camp. Va-t-il jouer en équipe de France cette saison ?
Yakhouba Diawara a essayé de se faire sa place chez les Denver Nuggets. Venu avec une petite réputation de shooteur, il n’a pas fait d’étincelles dans ce domaine (34% au shoot, 28% à 3), mais dans le tumulte de l’arrivée de Allen Iverson, il a su avoir des minutes de temps de jeu dans la grande ligue mais pas dans les playoffs.
7 bleus en NBA, des fortunes diverses, mais un avenir en or pour l’équipe de France.


















