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La télévision c’est le Web et le Web c’est la télé (et le Mobile aussi)

21 septembre 2008

Comme je l’ai déjà dit ici, la façon de regarder la télé a déjà changé. Cable, Satellite, Telco par les Box, sur les téléphones mobiles les sites de partages (Youube, Dailymotion…), et les WebTv, tout est prêt pour un changement d’habitude qui tend vers une révolution culturelle.

Comme les radios libres, nous sommes passés de milliers de vidéos produites (sur Youtube, 13 heures de vidéos y sont contribués toutes les minutes!), par des amateurs plus ou moins avertis à des contenus semi-preofessionnels ou professionnels.

Ne nous leurrons pas : l’immense majorités des vidéos visionnés sur le Web sont réalisés par des personnes dans des srtuctures pro ou approchant. 99% du contenu est ignoré. Et la quasi-totalité du reste vient d’étudiants spécialisés, de publicitaires éclairés, ou d’utilisateurs amateur très avertis qui ne restent pas amateur très longtemps. Et qui sont les plus regardés. Viddler propose d’ailleurs un classement de ces vidéos les plus vues dans le monde. Ce que vous voyez sur le Web, c’est quasiment de la télé, dans la façon de les produire. Certes, il y a moins d’argent, et donc moins de personnes derrières ses productions. Mais l’ère du numérique a permit cela. Les caméscopes numériques ont des prix abordables pour quelqu’un d’averti. Les tables de montage se résument à une bonne machine et des logiciels très accessibles, voir gratuits, que ous pouvez trouvez tout autour du Web.

Pinnacle offre par exemple VideoSpin en version gratuite. Vous avez aussi AVS Editor, ou Movavi. Même Adobe s’est engouffré dans la brêche avec Aobe Première Elements pour le grand public. Ok, les vrais spécialistes ne retrouveront pas la possibilité de travailler sur 20 pistes audio, mais l’essentiel des fonctionnalités est là. Ici, on ne produit pas pour des Majors, des DVDs ou des Blu-Ray haut de gamme. ou même un reportage sur TF1 et M6. Là, il faut produire pour les majors du Web, c’est à dire pour les platformes de partage vidéo, Itunes, pour la PS ou la PSP, pour les baladeurs vidéo type Archos.

La révolution technologie est en marche, reste à provoquer la révolution dans la façon de produire les shows, et pire encore dans la façon de les rémunérer. La production est la première touchée dans cette nouvelle donne. Le pire c’est qu’elle a semblée dans un premier temps avoir peur de ce nouveau média (cf lutte contre la piraterie qui est un phénomène à la fois endogène et exogène au problème, j’espère en reparler). Aujourd’hui, c’est la prise en compte de ce nouveau média pour promouvoir des émissions existantes, voire en créer de nouveaux de toute pièce.

Prenons deux séries américaines bien connus : Battlestar Galactica (LA meilleure série du moment AMHA) et Heroes (la série au plus grand buzz). Ces deux séries ont produits des mini-capsules appelés webisodes (uniquement pour le Web) entre le break de deux saisons. Battlestar Galactica a produit Resistance(uniquement visible aux Etats-Unis), introduisant les intrigues de la saison 3 en présentant la manière dont les suriviants de l’Holocauste provoqué par les Cylons, se défendaient contre les occupants robots. Cette histoire permettait de faire un raccourci sur la période d’occupation et de passer directement dans la saison 3 à la manière dont les rescapés du Galactica repartait à la recherche de la Terre.

Dans Heroes, cette année (la grève des scénaristes ayant retardée la production de ces épisodes l’année dernière), les webisodes présentaient de nouveaux personnages à super-pouvoirs (trois ont été diffusés, dont le premier pendant l’été sur Youtube). Ceux qui auront reçu le meilleur accueil seront insérés dans la troisième saison de la série. La trilogie Matrix avait déjà produit des webisodes de qualités inégales (films et animation) introduisant des nouveaux personnages à l’univers, où permettant de mieux comprendre l’histoire (très touffu) et la transition entre le premier et les deux films suivants.

La production de webisodes est une chose, la création en est une autre. Certes, des idées avaient germé sur le web avec des initiatives comme Lonelygirl15, le faux journal vidéo d’une adolescente enfermée chez elle sur Youtube. Mais de vrais séries par des producteurs en vue du marché (surtout américains) commencent à fleurir. Comme Sanctuary, avec Amanda Tapping, la Sam Carter de Stargate, la série, show de science fiction au plus gros budget jamais eu pour une émission uniquement destiné au Net (avec un résultat assez confidentiel). Mais surtout comme “Dr. Horrible’s Sing-Along Blog”, OVNI déjanté de Joss Whedon (trailer), le créateur des sous-estimées séries, “Buffy the Vampire Slayer” , “Angel” ou “Firefly”, avec notamment Barney Stinson, euh non Neil Patrick Harris (docteur Doogie pour les plus vieux d’entre nous, mais qui joue en ce moment le Lengend.. Ary Barney dans How I Met Your Mother, la saison est commencée). En France, le seul exemple notable à ma connaissance, si vous avez des exemples, je suis preneur) vient du collectif Kourtrajmé, qui a produit du contenu d’abord isible uniquement sur le web, puis ui leur a permis de réaliser un film, Sheitan, avec Vincen Cassel.

Aux Etats-Unis les initiatives ne manquent pas. En France, cela viendra par les nouveaux entrants. Orange notamment qui, non content de se mêler à la lutte des droits télé sur le sport et les films, produits aussi des émissions un peu différentes. Notamment, Orange contribue à Konbini, une WebTV dont le premier fait d’armes ets la production du tournoi de basket de rue Quai 54, 6è édition (l’équivalent français du Rucker Park, New York, ou de Venice Beach, en Californie). L’arrivé des nouveaux entrants comme Orange, ou Free, ou des “pure players” comme Cdiscount(avec UGC pour le cinéma), va bousculer les hiérarchies établies. Et le fait que ces acteurs sont aussi les promoteurs de triple play ou quadruple play (télé, téléphone, internet, mobile), annoncent des changements majeurs dans nos habitudes, dont nous serons aussi, dans une version améliorée d’Andy Warhol (les 15 minutes de visibiltés se transforment en 15 minutes “make your own tv“), les acteurs.

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  • Merci pour la réf. à N4FF dans l'article. Et bravo pour cet article fort intéressant que j'ai lu avec attention ! Bonne suite !
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